
Passionnée par l'étude des symboles, la psyché humaine, le chamanisme et la Nature, elle approfondit tour à tour l'auto-hypnose, le yoga, l'eutonie, les voyages chamaniques, le reiki et la méditation du Cœur — autant de sources d'inspiration pour une peinture nourrie par les états de conscience modifiée. Maître-praticienne en Programmation Neuro-Linguistique (1997–2001) et formée en Walking Therapy, elle a par ailleurs suivi un compagnonnage chamanique de trois ans (2018–2021), dont le chef-d'œuvre de fin de cycle se déploie en deux volets : Axis Mundi, peinte à même une robe, et Et le rayonnement fut, sur tissu grand format.
Aujourd'hui, elle crée des œuvres entièrement personnalisées pour des lieux de ressourcement — oasis personnelles ou espaces collectifs de détente et de méditation — où se rencontrent la rigueur mathématique et l'intuition.
Depuis toujours, les nombres et les formes nourrissent l'imaginaire de Françoise. Ses études en mathématiques lui ont ouvert la porte d'un langage universel — celui des structures et des équilibres du monde. En parallèle, son cheminement personnel, à travers la psychanalyse, la méditation et le chamanisme, a enrichi sa compréhension de notre humanité.
Ma pratique artistique est avant tout une traduction en image de mon expérience intérieure. En état méditatif, je me centre sur une intention et j'observe le plus attentivement possible comment elle résonne en moi. Alors, je laisse glisser le pinceau sur la toile — ou le tissu.
Ces formes, à la fois mathématiques et symboliques, incarnent un dialogue entre l'émotionnel, le spirituel et le rationnel. Si leurs propriétés géométriques sont universelles, les émotions qu'elles suscitent sont, elles, infiniment personnelles.
Huile sur toile, 75 × 100 cm — 2014
La toile fondatrice de la série géométrique — avant elle, Françoise peignait déjà, mais c'est ici que les nombres et les formes sacrées entrent pour la première fois dans son travail. Elle y retranscrit, au plus près du vécu, une expérience méditative où les formes géométriques deviennent mouvement, énergie et présence.
Au sommet du crâne apparaît un immense tétraèdre. Une fois accueilli, il se démultiplie en octaèdres, icosaèdres et dodécaèdres, qui glissent doucement dans l'espace intérieur. Au troisième œil, un tétraèdre se transforme en une étoile bleue, éclatante comme un diamant. À la gorge, s'enroule une spirale dorée ; du cœur et du plexus, rayonne une énergie intense, tel un réacteur intérieur. Alors apparaît Ganesh, le guide qui ouvre les chemins. Par sa trompe, il insuffle de petits octaèdres qui remontent la colonne jusqu'à la tête. Là, tous les polyèdres se mettent à tourner, glisser et résonner comme dans un bol tibétain. Alors les centres parcourus s'ordonnent en une géométrie lumineuse : ils deviennent les sommets d'un octaèdre dont les arêtes de lumière relient l'ensemble de l'être.
À travers cette œuvre, la géométrie devient un langage sensible : un dialogue entre la rigueur des formes, le mouvement de l'énergie et les profondeurs de l'expérience intérieure.
Acrylique sur tissu, 150 × 100 cm — 2021
Aussi appelée « Alchimie de l'icosaèdre rhombique ».
« Dans un buisson de genévrier, un cristal turquoise à vingt sommets prend forme à partir de son dual écarlate. De leur conjonction naît un infini, fusion de deux serpents d'or. »
Une œuvre personnelle, qui raconte la renaissance de Françoise grâce, entre autres, à sa reconnexion à la Nature et à la Mathématique.
Son goût pour le dessin naît très tôt, à travers le dessin scientifique, qui lui apprend la précision du trait, l'importance de l'observation et la traduction du réel par la forme.
Mathématicienne de formation, Françoise Delpérée explore depuis toujours les liens entre structure, harmonie et création. Après un master en mathématiques, avec une spécialisation en statistiques et une option informatique à l'Université de Namur, elle travaille d'abord en consultance informatique puis enseigne les mathématiques et les statistiques.
Elle commence à peindre en 1995, parallèlement à sa vie professionnelle. Autodidacte, elle développe sa pratique au fil des années par l'expérimentation personnelle, avant d'enrichir son parcours par différentes rencontres et formations : la peinture des reflets aux Ateliers Art 21 en 2013, puis le vitrail au plomb et Tiffany auprès de Juliette Bonmariage en 2019.
À partir de 2014, son travail s'oriente vers les formes géométriques, les polyèdres et les symboles, explorant les correspondances entre mathématiques, géométrie sacrée et expérience intérieure. Nourrie par la méditation, les voyages en états de conscience modifiés et les pratiques chamaniques, sa démarche cherche à faire dialoguer le visible et l'invisible, la structure et la lumière.
Depuis 2020, la création artistique occupe une place centrale dans sa vie. À travers formes, nombres, couleurs et symboles, elle poursuit une recherche personnelle sur les liens subtils entre l'être et le monde.
Elle commence à peindre, parallèlement à sa vie professionnelle.
Découvre la peinture des reflets aux Ateliers Art 21.
Naissance de l'orientation géométrique — polyèdres et symboles au centre du travail.
Se forme au vitrail au plomb et Tiffany auprès de Juliette Bonmariage.
La création artistique occupe une place centrale dans sa vie.
Une exposition collective réunissant onze artistes bruxellois et des environs, « une promenade artistique au cœur d'une maison », les 12 et 13 juillet 2025 — House of Arts, Grimbergen.
Douze peintures récentes, entremêlant structures mathématiques et éléments de la Nature, présentées dans le hall d'accueil du congrès annuel de la Société Belge des Professeurs de Mathématiques (SBPMef), réunissant 200 participants (23–25 août 2022). Une autrice française y qualifie Françoise Delpérée d'« artiste mathématique ».
Œuvre nomade de grand format (acrylique sur tissu, 200 × 200 cm), suspendue dans la grande salle d'une master class de chamanisme (3–6 juin 2022). Elle orne aujourd'hui une yourte dans la forêt du Morvan, en Bourgogne.